Dès le début de l’automne jusqu’à la moitié du printemps, on observe chez bon nombre de personnes des épisodes de déprime caractéristiques. On se renferme sur soi et chez soi, on n’a plus envie de sortir ni de voir ses amis, on se sent même parfois inutile. Beaucoup mettront cette dépression saisonnière sur le compte du mauvais temps: les nuages sont gris, la pluie est triste, ce qui crée une ambiance morne.
Ceci n’est que partiellement vrai. En fait, on estime que parmi les facteurs déclenchant de cette déprime figure en bonne place le manque de luminosité. Dès lors, dès les premiers symptômes, il ne faut en aucun cas hésiter à laisser entrer le peu de soleil qu’il y a, à ouvrir grand une fenêtre bois de sa maison de campagne ou les persiennes de son appartement citadin, ce afin de profiter un maximum de la luminosité. D’autre part, il est recommandé, lors des beaux jours, de « capitaliser » la lumière, c’est à dire de prendre de longs bains de soleil pour en cultiver la mémoire une fois celui-ci disparu dans la rigueur hivernale.
Qu’est-ce que la luminothérapie ?
Enfin, si ces précautions ne suffisaient pas et que les symptômes de déprime se faisaient plus coriaces que prévu, il est possible d’en venir à bout grâce à la luminothérapie. Il s’agit de s’exposer à des lampes dont la lumière diffusée se rapproche de celle du soleil. La lumière vise en fait à réguler le taux de mélatonine, l’hormone du sommeil, qui est bien trop élevé en période diurne chez les personnes déprimées. Cette thérapie est certes connue depuis au moins le dix-neuvième siècle, mais on y a de plus en plus recours depuis une dizaine d’années.
Il est donc particulièrement recommandé de demander conseil à son médecin ou psychothérapeute. Toutefois, une chose est sûre, un traitement par luminothérapie ne dispense en rien d’ouvrir en grand une fenêtre de son appartement, de laisser entrer lumière et air frais, ce qui constitue un geste positif qui ne peut qu’aider à chasser les pensées négatives.






