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L’entrée à la crèche et/ou à l’école : une séparation difficile

Par l’intermédiaire de cet article vous apprendrez comment un enfant vit son entrée à la crèche et/ou à l’école mais également pourquoi tous les enfants ne réagissent pas de la même manière face à la séparation et pourquoi les relations parents/personnel éducatif sont parfois si difficiles.

C’est lors des premières séparations avec la mère, qui correspondent la plupart du temps avec l’entrée en crèche et/ou l’entrée à l’école de l’enfant, que l’on peut définir quel type d’attachement le lie à elle ! En effet, si l’enfant semble perdu lorsqu’il s’aperçoit de l’absence de sa mère et que lors de son retour, il se fait consoler dans ses bras, pour ensuite se détacher d’elle, c’est que c’est un attachement que les psychanalystes et psychologues cliniciens caractérisent de sécur qui le lie à elle. Autrement dit, leur relation est tout à fait saine, la mère est une mère autonome qui fait référence à ses propres souvenirs d’enfance de manière tout à fait rassurante pour son bébé. Si en revanche, l’enfant pleure encore davantage lors du retour de sa mère ou qu’il ne réagit pas, c’est qu’il doute de l’attachement de sa mère, son attachement à elle est donc de type insécur résistant appelé aussi attachement angoissé ambivalent. Les mères de ces enfants, qui, pour la plupart ont subi de profonds traumatismes pendant leur propre enfance, sont souvent froides et distantes avec leur enfant, elles ne manifestent que très rarement leurs émotions. A contrario, si l’enfant ne se manifeste pas lors du retour de sa mère, c’est que son attachement est insécur évitant appelé aussi attachement angoissé évitant. Les mères de ces enfants sont souvent des mères très anxieuses et stimulantes à l’excès qui sont encore en conflit avec leurs propres parents. Et enfin, si l’enfant commence à faire n’importe quoi dès le départ de sa mère c’est que son attachement est insécur désorganisé. Les mères de ses enfants sont souvent des mères qui n’ont pas encore élaboré les traumatismes de leur enfance : inceste, viol, violences, etc. Au sujet des enfants qui prennent plaisir à se cacher lors du retour de leurs parents, ce sont des enfants qui ressentent le besoin d’exprimer leur mécontentement face à leur absence, en d’autres termes, c’est une vengeance !

En ce qui concerne plus particulièrement l’entrée à l’école, devenir écolier c’est grandir et grandir, c’est inévitablement se séparer. C’est assumer le chagrin de quitter un milieu antérieur au sein duquel l’enfant s’épanouissait. Les enfants qui pleurent à leur entrée à l’école pleurent en réalité pour réconforter leur mère face à la séparation qu’elles vivent, pour la plupart comme un arrachement. Voilà pourquoi il est inévitable qu’un certain ressentiment naisse à l’égard du maître ou de la maîtresse et pourquoi la relation parents/personnel éducatif est rarement harmonieuse. De plus, les parents qui étaient des élèves moyens voir mauvais lorsqu’ils étaient à la place de leur enfant sont confrontés aux bons élèves qui sont les enseignants de leur enfant ce qui crée de nombreuses frustrations. L’école stigmatise les parents ce qui contraint les parents à condamner les instituteurs. Le problème c’est que les conflits de loyauté, autrement dit, lorsque les attentes des parents ne correspondent pas aux attentes des enseignants, peuvent entraver le désir d’apprendre de l’enfant et constituer l’origine d’un échec scolaire. (Voir l’article : « Les origines d’un échec scolaire ».)

L’entrée à la crèche et ou à l’école une séparation difficile

L’entrée à la crèche et ou à l’école une séparation difficile

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