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L’apprentissage de la propreté

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Grâce à cet article qui concerne exclusivement l’apprentissage de la propreté, vous apprendrez comment envisager cette acquisition vis-à-vis d’un enfant mais également quelles conséquences peut avoir cette période dans la vie d’un l’individu.

Durant ses premiers mois, le bébé n’a pas une musculature suffisamment développée pour pouvoir décider de déféquer. Lorsqu’il peut enfin le faire, il découvre bien vite qu’il peut également décider de retenir ses matières fécales et ainsi refuser de se plier aux règles fixées par ses parents. On a donc un retournement : le bébé passe d’une position passive à une position active. Il va ainsi découvrir le plaisir d’expulsion qui soulage une tension interne, mais également le plaisir de rétention qui est marqué par un gain narcissique puisqu’il a le sentiment d’avoir un pouvoir non négligeable sur son environnement. En effet, quelle mère n’est pas inquiète si elle constate que son enfant ne s’est pas soulagé depuis plusieurs jours? C’est ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent la composante sadique anale. C’est de cette découverte de l’influence que l’enfant peut avoir sur l’état psychique de ses parents que naît le sadisme et de la rétention des matières fécales que naît le masochisme.

Pour que l’enfant intègre la propreté, il faut qu’il accepte de perdre ses matières fécales pour conserver son moi, ce qui n’est pas chose facile.  A ce moment là, il ne faut pas forcer le bébé sinon il n’apprendra pas la maîtrise de son corps, il faut qu’il ait l’impression de tout contrôler. Concernant le rituel de la chasse d’eau, il peut être mal vécu par l’enfant parce que non compris : on n’attend quelque chose de lui que l’on va jeter par la suite. C’est pourquoi il est conseillé d’expliquer à son enfant que ce qui est sorti de lui est sale et qu’il est indispensable pour sa santé de jeter ce qui est sale. En effet, à la base de ce que les professionnels appellent le stade anal qui est précédé par le stade oral et suivi par le stade phallique se trouve l’opposition sale/propre mais également l’opposition petit/grand et l’opposition laid/beau voilà pourquoi il est important d’insister sur le fait qu’être propre c’est être grand et qu’être grand c’est être capable de faire du beau notamment artistiquement par l’intermédiaire du dessin, de la peinture, etc. (Voir l’article : « La sexualité d’un enfant ».) Avec l’apprentissage de la propreté, la mère doit donc apprendre à son enfant ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent la sublimation qui consiste à changer le but de la pulsion sexuelle vers des objets socialement valorisés. Ainsi, une mère qui constate que son enfant a pris l’habitude de jouer avec ses matières fécales doit l’orienter vers de la pâte à modeler ou alors du sable en lui spécifiant bien que ce sont les petits qui jouent avec leurs matières fécales qui sont sales et laides et qu’à contrario les grands jouent avec de la pâte à modeler qui est propre et belle. Lorsque l’enfant comprend qu’avant d’acquérir la propreté il était sale, petit et laid, il commence à ressentir un sentiment qui ne le lâchera plus dès lors qu’il laissera apparaître ce qui en lui est petit, sale et laid : la honte. C’est en particulier au cours de cette période que se forment ce que les professionnels appellent les psychoses et les névroses qui se distinguent très nettement parce que les patients psychotiques ne sont capables que d’expulsions alors que les névrosés sont davantage capables de rétentions.

L'apprentissage de la propreté

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