Psychologie en ligne

Les conséquences d’un traumatisme

Il est parfois surprenant de voir comment un individu réagit face à un traumatisme et qui plus est parce que chacun de nous réagit de manière différente face aux épreuves de la vie, pourtant, grâce à cet article, vous serez forcé de constater que tout s’explique.

Face à un traumatisme, nous réagissons tous de manière différente, ce qui peut s’expliquer par l’existence de plusieurs types de traumatismes dont voici les quatre principaux :

Le premier est ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent le troma après-coup. Suite à un traumatisme, l’individu ne semble pas réaliser ce qui vient de lui arriver. Ce n’est qu’après une superposition de deux traumatismes similaires que l’individu réalise l’ampleur du premier traumatisme. C’est pourquoi on rencontre souvent des individus qui réagissent à la mort d’un de leur proche suite à un second décès. (Voir l’article : « Le processus de deuil ».) Le second traumatisme est ce que les professionnels appellent le trauma par inadéquation qui concerne les enfants dont les parents n’ont pas rempli leur rôle correctement, soit parce que le père était violent, soit parce que la mère était dépressive, etc. (Voir l’article : « Une séduction maternelle  indispensable pour le développement  du bébé ».) Le troisième traumatisme est ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent le trauma lorsqu’il y a effraction du par-excitation qui concerne les individus qui ont été pris par surprise dans des bombardements, dans une catastrophe naturelle, etc. Dans ces cas là, on peut parler de névrose traumatique seulement lorsque le traumatisme n’a eu aucune conséquence directe pour l’individu. Par exemple, un rescapé du tsunami qui n’a pas été blessé a de grandes chances de développer une névrose traumatique. Et enfin le quatrième et dernier traumatisme est ce que les professionnels appellent le traumatisme de la perte d’amour précoce qui nous concerne tous puisque nous avons tous dû faire le deuil originaire. (Voir l’article : « La relation symbiotique mère/bébé: partie 2».) Autrement dit, nous avons tous dû nous séparer de notre mère, renoncer à l’objet premier qu’elle représente pour les psychanalystes et psychologues cliniciens, pour pouvoir accéder à la vie psychique.

Quel que soit le traumatisme vécu, après coup, nous avons tous besoin de reconvoquer la situation traumatique pour espérer pouvoir évacuer la trace du traumatisme, que ce soit, en y repensant, en y rêvant, en nous rendant sur les lieux du traumatisme, en rencontrant les individus présents lors du traumatisme, etc. (Voir l’article : « Les rêves ».) L’individu a besoin de répéter la situation à l’identique pour tenter de découvrir d’autres alternatives qui auraient pu modifier le traumatisme voir même l’éviter. En d’autres termes, il tente de lier quelque chose de ce traumatisme à une explication. Ces compulsions de répétition ne sont rien d’autre que des pulsions de mort puisque même si elles permettent sur le long terme de digérer le traumatisme, elles n’apportent aucun plaisir à l’individu, bien au contraire. (Voir l’article : « Pulsions et pulsions adolescentes ».)

Il est donc indéniable que nous réagissons de manière différente face à deux traumatismes de nature différente, mais il a également été démontré que nous réagissons tous de manière différente face à un même traumatisme ce qui explique pourquoi parmi deux femmes violées étant enfant, l’une se suicidera tandis que l’autre vivra sa vie sans développer aucune pathologie. Ces différences interindividuelles s’expliquent notamment par le contexte dans lequel l’individu évolue, qui peut soit atténuer le choc soit l’aggraver mais pas seulement. En effet, ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent la résilience met en jeu des caractéristiques socio-environnementales mais également des caractéristiques internes à l’individu puisque nous avons tous un potentiel de résilience qui dépend d’éléments du psychisme, de la personnalité, des mécanismes de défense, mais aussi de la présence, ou de l’absence de tuteurs de résilience qui peuvent être les parents, des amis ou même des enseignants dans le cas où le traumatisme remonte à l’enfance.

Les conséquences d'un traumatisme

Les conséquences d'un traumatisme

eXTReMe Tracker
Création et référencement de psychologie-pour-tous.com : Jimenez Julien