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Une séduction maternelle indispensable pour le développement du bébé

Grâce à cet article vous découvrirez que les soins qu’une mère prodigue à son enfant ne sont pas anodins et que ce sont eux qui sont à l’origine de notre estime de nous-mêmes. Vous apprendrez donc d’où vient l’estime de soi mais aussi pourquoi certaines mères ne peuvent pas s’occuper de leur bébé, pourquoi certains bébés grandissent moins vite que d’autres, et pourquoi certains s’endorment seuls alors que d’autres ne peuvent pas se passer de la présence de leur mère.

Un bébé est totalement dépendant de son entourage, et de ses soins. Mais au travers de ces derniers, une toute autre dimension que la dimension affective semble être ignorée par l’entourage du bébé et plus particulièrement par sa mère. En effet, les soins qu’une mère prodigue à son enfant, sont inconsciemment porteurs d’une dimension sexuelle indispensable au bon développement d’un bébé. Bien entendu, la plupart du temps, la mère n’a pas conscience de cette dimension sexuelle et il vaut mieux puisqu’une mère qui a conscience qu’elle fantasme sur son enfant est incapable de prodiguer les soins nécessaires à la vie d’un bébé tels que l’allaitement, le change, la toilette,… ce qui va freiner la croissance de l’enfant. En effet, d’un point de vue strictement biologique, l’affection et la tendresse entre un bébé et son entourage sont indispensables pour stimuler ses hormones de croissance. D’un point de vue davantage affectif, un bébé a besoin de sentir que sa mère fantasme son corps et qu’elle investit son érogénéité dans les soins qu’elle lui prodigue pour sentir un sentiment de satisfaction c’est ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent la théorie de la séduction généralisée. D’ailleurs, il semblerait que cette satisfaction sexuelle prédomine sur la satisfaction des besoins vitaux d’un bébé. C’est cette satisfaction qui deviendra par la suite, la base de l’attachement d’un enfant à sa mère, considérée par les professionnels comme la première séductrice de son enfant, attachement qui perdurera seulement s’il est basé sur la continuité. Pour le bébé, les soins que sa mère lui prodigue sont ce que les psychanalystes et psychologues cliniciens appellent des signifiants énigmatiques dans le sens où la dimension sexuelle génitalisée de la mère, autrement dit sa sexualité, échappe à son bébé. En d’autres termes, l’enfant perçoit la dimension sexuelle que sa mère lui transmet par l’intermédiaire de ses soins tout en ignorant sa sexualité. Le plaisir d’un adulte à s’occuper de son enfant est donc nécessairement chargé d’une composante sexuelle qui n’a rien à voir avec sa sexualité au sens propre du terme.

Puis, peu à peu, le bébé s’accapare le plaisir de sa mère psychiquement, mais également physiquement, en l’intériorisant pour que ce plaisir se métamorphose en ce que les professionnels appellent auto-érotisme qui est à la base de l’estime de soi d’un individu. En d’autres termes, mieux un enfant a été aimé, meilleure sera son estime de lui-même, mieux il aura confiance en lui. Un jugement positif sur soi même aide à faire face aux difficultés alors qu’à contrario, un jugement négatif engendre nécessairement de la souffrance. Par la suite, la vision que quelqu’un a de lui-même dépend en grande partie de l’image que lui renvoie son entourage, et plus particulièrement, les individus issus de son groupe social d’origine. Mais l’estime de soi n’est pas quelque chose de figé dans le temps, elle est en constante évolution. Pour revenir à l’intériorisation de l’objet, la meilleure façon de voir si un enfant à acquis cette capacité, c’est d’observer la manière dont il s’endort. S’il s’endort seul, c’est la preuve qu’il a intériorisé l’objet et qu’il peut s’endormir sans la présence de sa mère puisqu’il réussit à réactiver tous les bons moments passés avec elle dans la journée. S’il appelle sa mère c’est qu’il n’a pas encore réussi à intérioriser l’objet. (Voir l’article : « Le processus de deuil ».) Mais le cas plus alarmant est celui des enfants qui renoncent à appeler leur mère qui ne répond que très rarement ou alors qui le fait attendre des heures et qui développent des comportements auto calmants pour se rassurer qu’ils existent, notamment par l’intermédiaire de comportements violents. L’apparition de l’auto-érotisme qui est considéré par les psychanalystes et psychologues cliniciens comme le deuil originaire de l’objet donne naissance aux premières pulsions de l’enfant qui ne sont que des pulsions originelles dans le sens où son appareil psychique n’est composé que du ça qui est le pôle pulsionnel de l’appareil psychique. La mère est donc, ce que les professionnels appellent l’objet source des pulsions de son bébé ce qui explique pourquoi les enfants des mères déprimées sont des enfants beaucoup moins épanouis, beaucoup moins actifs et beaucoup moins développés que les autres enfants.

Une séduction maternelle indispensable pour le développement du bébé

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